Il vous faut moins de choses que vous ne le pensez. Sur une sortie pêche à l’île Maurice, le bateau fournit les cannes, les moulinets, le petit matériel, les appâts et les leurres, la licence de pêche, une glacière pour les prises et, sur la plupart des bateaux, des boissons fraîches et de quoi grignoter. Ce que vous apportez tient dans un petit sac : une protection solaire qui résiste à l’eau, une chemise à manches longues, une casquette avec cordon, des lunettes de soleil polarisantes, votre comprimé contre le mal de mer si vous comptez en prendre un, une serviette et votre déjeuner si l’annonce ne précise pas que le repas est inclus.
La réponse courte
Préparez-vous pour six heures en plein soleil tropical sur un bateau qui bouge, et vérifiez dans l’annonce la seule chose qui change d’un bateau à l’autre : les repas. Tout ce qui touche au poisson relève du capitaine. Tout ce qui touche à votre peau relève de vous.
Si la question revient si souvent, c’est que les réponses qu’on trouve en ligne sont écrites pour la Floride ou le golfe du Mexique. Maurice est différente sur trois points qui changent la liste : on part avant le lever du soleil, le soleil d’octobre à avril est aussi fort que n’importe où sur la planète, et la sortie se termine en général vers midi, si bien que vous déjeunez à l’hôtel et n’avez pas besoin de provisions pour toute une journée.
Ce que fournit le bateau, bateau par bateau
Les bateaux de pêche sur Reelzy indiquent ce qui est compris, et ce sont justement ces différences qui décident du contenu de votre sac. Les informations ci-dessous viennent des annonces des capitaines en octobre 2026 ; c’est l’annonce qui fait foi.
| Bateau et port | Départ | Inclus selon l’annonce |
|---|---|---|
| Fishing on Ivan, Trou-aux-Biches | 5 h 30 | toutes les cannes, moulinets et le petit matériel ; en-cas, boissons et déjeuner ; toilettes, glacière, chaise de combat, flybridge ; enfants bienvenus |
| Pyramide, Trou-aux-Biches | 4 h | tout le matériel de pêche et les licences ; boissons fraîches et en-cas ; tangons, chaise de combat, pompe à vifs, glacière intégrée ; enfants bienvenus |
| Baywatch, Trou-aux-Biches | 6 h, retour vers midi | en-cas et boissons ; toilettes ; glacière ; nettoyage et filetage des prises |
| Last Cast, Grand Baie | 5 h | matériel de traîne, de jigging et de popping ; rafraîchissements et en-cas ; licence de pêche ; glacière ; nettoyage des prises ; cuisson de la pêche ou barbecue sur un îlot sur demande |
| Full Day Trip, Big Game Fishing, Grand Baie | 6 h, neuf heures | ensembles Tiagra 30 et 50, chaise de combat sur mesure ; en-cas et boissons ; licence ; glacière ; nettoyage des prises |
| Flying Kiss, Pointe aux Piments | 5 h 30, retour à midi | en-cas et boissons ; toilettes et douche ; nettoyage des prises ; de la place pour un grand groupe |
| Giant Trevally Popping, Mahébourg | 6 h, six heures | matériel et poppers ; boissons. Apportez vos en-cas ou votre déjeuner ; vos propres cannes et moulinets sont les bienvenus |
Deux choses sautent aux yeux. Le déjeuner est l’exception, pas la règle : Fishing on Ivan en prévoit un, la sortie popping de Mahébourg dit clairement d’apporter le vôtre, et la plupart des autres annoncent en-cas et boissons, sans plus. Et les départs sont matinaux : deux bateaux quittent Trou-aux-Biches à quatre heures du matin pour la longue route jusqu’aux zones à marlins. Mieux vaut préparer son sac la veille.
La liste à emporter
Le soleil
C’est le soleil qui gâche une sortie à Maurice, bien plus souvent que le mal de mer. Le bateau est blanc, l’eau réverbère, et une fois les lignes à l’eau il y a peu d’ombre sur un bateau de pêche sportive. Prévoyez :
- Une crème solaire respectueuse des récifs, indice 50, appliquée avant d’embarquer puis à mi-sortie. Un stick pour le visage ne coule pas dans les yeux avec la transpiration.
- Une chemise de pêche à manches longues de couleur claire. Plus fraîche que les bras nus dès dix heures du matin, et le seul moyen d’éviter que le dos des mains et les avant-bras ne brûlent pendant que vous tenez la canne.
- Une casquette avec cordon ou un tour de cou. Les chapeaux passent par-dessus bord pendant le trajet, et un bateau qui traîne quatre lignes ne fait pas demi-tour pour un chapeau.
- Des lunettes de soleil polarisantes. Indispensables. Elles coupent le reflet de l’eau et vous laissent voir le poisson monter derrière les leurres, ce qui fait la moitié du plaisir de la traîne.
- Un baume à lèvres avec protection solaire et, pour une journée complète, un pantalon long et léger pour l’après-midi.
Le mal de mer
La côte nord et nord-ouest, d’où partent les bateaux de Trou-aux-Biches et ceux de Grand Baie, est le côté abrité de l’île. Les alizés de sud-est traversent l’île et, sous le vent, la mer est calme la plupart des matins, ce qui explique en partie pourquoi la flotte est basée là. Au-delà du récif, il reste toutefois une houle océanique, et le bateau reste sur place et roule pendant que vous combattez un poisson.
Si vous avez déjà eu le mal de mer, prenez un comprimé la veille au soir puis au réveil, pas quand vous vous sentez mal. Prenez un petit-déjeuner léger : l’estomac vide est pire que l’estomac plein. Restez sur le pont, regardez l’horizon et prévenez le capitaine tôt. Un bon skipper changera de cap ou passera un moment à l’intérieur du récif, et il préfère être prévenu.
À boire et à manger
Lisez l’annonce. Si elle indique en-cas et boissons, attendez-vous à de l’eau, des sodas et de quoi grignoter, pas à un repas. Pour une sortie de six heures qui part à cinq heures, la plupart des gens se contentent d’un bon petit-déjeuner et des en-cas du bord, puis déjeunent à terre. Pour la sortie de neuf heures depuis Grand Baie ou une journée sur le bateau de popping de Mahébourg, prenez un sandwich et des fruits dans un petit sac isotherme.
Prenez une gourde. Les bateaux ont de l’eau, mais avoir votre propre litre vous fait boire avant d’avoir soif, ce qui compte davantage sous les tropiques que chez vous. L’alcool attendra le retour au ponton : le soleil et une bière à sept heures du matin, ça finit toujours de la même façon.
Vêtements et chaussures
Un short et une chemise que vous ne craignez pas de salir avec du poisson. Des chaussures bateau ou des baskets à semelle claire qui ne marque pas ; les tongs sur un pont mouillé, c’est comme ça qu’on se tord la cheville. Une veste de pluie légère pendant la saison cyclonique, de novembre à mi-mai selon le calendrier des services météorologiques mauriciens (Mauritius Meteorological Services), quand un grain peut passer en vingt minutes. Une serviette et un tee-shirt sec pour le retour, rangés dans un sac étanche avec le téléphone et le portefeuille.
Votre propre matériel
Inutile. Tous les bateaux d’ici le fournissent, et le gros matériel utilisé pour la traîne au marlin n’est pas quelque chose qu’on a envie de prendre en avion. Seule exception, le popping à la carangue géante : l’annonce de Mahébourg précise que vous pouvez venir avec votre canne et votre moulinet si vous avez un ensemble en lequel vous avez confiance, et les pêcheurs de popping sérieux le font en général. Demandez au capitaine avant d’emporter un tube à cannes, pour être sûr qu’il tiendra à bord.
Pour les prises
Une glacière figure sur presque toutes les annonces, inutile donc d’en apporter une. Ce qu’il vous faut plutôt, c’est un plan pour le poisson. Sur la plupart des bateaux mauriciens, la coutume locale veut que la pêche revienne au bateau, une partie étant levée en filets pour votre dîner ; l’annonce de Pyramide indique que chaque client et chaque membre d’équipage garde un poisson de moins de dix kilos, et Last Cast propose de cuisiner la pêche. Tout est expliqué dans à qui revient le poisson lors d’une sortie pêche à Maurice. Si vous voulez des filets pour la cuisine de l’hôtel, prévoyez un sac zip et demandez-le avant que les lignes ne soient mises à l’eau.
Papiers et argent
Rien pour pêcher. Sur une sortie avec un bateau agréé, vous pêchez sous la licence du bateau, et c’est pourquoi plusieurs annonces indiquent la licence de pêche comme incluse. Gardez une photo de la page de votre passeport sur votre téléphone, un peu d’espèces pour un pourboire à l’équipage si la journée le mérite, et votre confirmation de réservation. Plusieurs bateaux accueillent les enfants ; l’annonce le précise quand c’est le cas.
À laisser à l’hôtel
Un gros sac photo, une deuxième paire de chaussures, un ordinateur portable, tout ce qui ne supporte ni l’eau ni le sel. Prenez un seul téléphone dans une pochette étanche. Si vous voulez des photos avec le poisson, l’équipage les prendra : tous les capitaines d’ici le font naturellement.
Ce qui change selon la saison
D’octobre à avril, l’eau est chaude, le marlin bleu est sur les bancs du nord-ouest et le soleil est à son plus fort. C’est là que la chemise à manches longues et la deuxième couche de crème cessent d’être un conseil et font la différence entre une belle journée et deux jours enfermé dans sa chambre. De mai à septembre, les matinées sont plus fraîches et le vent plus fort : ajoutez une polaire légère pour le départ de quatre heures et attendez-vous à ce que le capitaine choisisse le côté sous le vent de l’île. Le détail mois par mois se trouve dans le guide des saisons de pêche à Maurice (en anglais).
Avant de réserver
- Lisez la liste de ce qui est inclus dans l’annonce et décidez si vous apportez votre déjeuner.
- Vérifiez l’heure de départ et organisez la veille le transfert depuis l’hôtel ou le taxi ; les bateaux de quatre heures n’attendent pas.
- Écrivez au capitaine pour tout ce que l’annonce ne précise pas : un gilet de sauvetage pour enfant en petite taille, un régime alimentaire, la possibilité d’apporter votre propre canne de popping.
- Prenez un comprimé contre le mal de mer la veille au soir si vous y êtes sujet.
- Mettez dans le sac la crème solaire, les lunettes, la casquette avec cordon et la chemise à manches longues, puis arrêtez-vous là.
Prêt à partir ?
Comparez ce que chaque bateau inclut sur la page des sorties pêche à l’île Maurice, ou allez directement à la flotte de Trou-aux-Biches, où sept bateaux partent du même ponton. Pour une demi-journée avec déjeuner à bord, Fishing on Ivan le prévoit. Pour un petit groupe qui veut faire de la traîne, du jigging et du popping en une seule sortie depuis Grand Baie, Last Cast embarque le matériel pour les trois. Et si vous voyagez avec une personne en fauteuil roulant, ti bato, à Cap Malheureux, indique un accès en fauteuil, ce qu’aucun autre bateau mauricien sur Reelzy ne propose.
Cover: "Fishing" by jennifrog, CC BY 2.0, edited (colour, retouching).

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